Le rôle du Canada dans la poursuite des Objectifs
S’il est possible de réaliser les 8 Objectifs du Millénaire pour le développement d’ici 2015, pourquoi accusons-nous du retard sur tant de fronts? Pourquoi, alors que les ressources de la planète permettent en théorie de nourrir le monde entier, des millions de personnes meurent-elles de malnutrition? Pourquoi tant d’enfants perdent-ils la vue alors que les cachets de vitamine A capables de prévenir ce drame ne coûtent que six cents chacun?
Ce qui fait défaut, c’est une ferme volonté politique tant au sein des pays développés que des pays en développement. Voilà où réside la clé du problème. En tant que mouvement rassemblant plus d’un demi-million d’étudiants canadiens, nous pouvons influer sur les politiques et les mesures de notre pays. Autrement dit, il nous revient de faire naître la volonté politique de renforcer la contribution du Canada dans la poursuite des 8 Objectifs du Millénaire pour le développement.
Depuis 2005, la campagne Abolissons la pauvreté travaille sans relâche à aider le Canada à renforcer son rôle de partenaire mondial pour le développement en réclamant une aide internationale accrue et optimisée, l’annulation de la dette des pays en développement et un commerce plus juste et équitable. La campagne 8 Objectifs se fait d’abord le porte-parole des 8 Objectifs sur les campus et dans les communautés dans le but de solliciter l’appui du public. Mais comme l’éducation doit mener à l’action, la campagne travaille aussi étroitement avec Abolissons la pauvreté et appuie ses réclamations politiques d'ordre international.
Nous voulons...
Accroître et optimiser l’aide
Toutes les trois secondes, un enfant meurt en raison de l’extrême pauvreté. La pauvreté empêche les gens de manger à leur faim, de prendre soin des malades et de gagner leur vie. Une aide internationale ciblée de qualité constitue la première étape pour permettre à des millions de personnes de sortir de la pauvreté. Le Canada doit :
- atteindre l’objectif de l’ONU consistant à consacrer 0,7 % de notre revenu national (PNB) à l’aide internationale. En 2006/2007 le Canada ne consacrait encore que la moitié de cette cible.
- adopter une loi (projet de loi C-293) faisant de l’élimination de la pauvreté la finalité de l’aide internationale du Canada.
Pour en savoir plus sur l’aide internationale et lire le bilan du Canada à cet égard, clique ici.
Rendre le commerce plus juste et équitable
Les subventions totales que les pays les plus riches du monde versent à leurs agriculteurs dépassent la somme des produits nationaux bruts de tous les pays africains. Les règles qui régissent actuellement le commerce mondial sont extrêmement inégalitaires. Les pays en développement sont parfois forcés à ouvrir leur économie plus rapidement et à réduire drastiquement leurs barrières commerciales sans plus attendre, pendant que les pays riches vendent leurs biens en dessous du prix coûtant.
Rendre le commerce plus juste et équitable serait un grand pas pour permettre aux pays en développement d’échapper à la pauvreté. Le Canada doit :
- Militer pour l’adoption de règles qui régissent le commerce et l’investissement et qui reconnaissent aux gouvernements et à leurs citoyens le droit de choisir les meilleures solutions pour abolir la pauvreté et protéger l’environnement.
- Appuyer des mesures qui donnent plus de pouvoir aux agriculteurs sur le marché et qui mettent fin au dumping des produits et marchandises, pratique minant les moyens de subsistance des collectivités rurales pauvres.
Pour en savoir plus sur le commerce juste et équitable et lire le bilan du Canada à cet égard, clique ici.
Annuler la dette
Entre 1970 et 2002, les pays d’Afrique les plus pauvres ont reçu 294 milliards de dollars en prêts et ont remboursé presque tout autant en intérêts et capital. Pourtant ils doivent encore plus de 200 milliards de dollars en pénalités et intérêts aux pays les plus riches. Des millions de personnes n’ont pas accès à des soins de santé ni à l’éducation parce que leur gouvernement dépense plutôt l’argent au service de ses énormes dettes extérieures. Nous devons annuler les dettes de ces pays de manière inconditionnelle pour leur donner les moyens de mettre fin à la pauvreté. Le Canada doit :
- Promouvoir l’annulation immédiate de la totalité des dettes contractées auprès du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale et des gouvernements des pays développés par les pays les plus pauvres.
- Veiller à ce que cette annulation soit sans conditions, permettant ainsi aux pays en développement de mettre en œuvre leurs propres programmes d’élimination de la pauvreté.
Pour en savoir plus sur l’annulation de la dette et lire le bilan du Canada à cet égard, clique ici.








